Yves Thréard : origines bretonnes, parents et vie privée de l’éditorialiste du Figaro

Né le 29 mai 1960 à Boulogne-Billancourt, Yves Thréard est directeur adjoint de la rédaction du Figaro et l’un des éditorialistes les plus présents sur les chaînes d’information françaises. Ses prises de position — notamment sur l’islam et la laïcité — suscitent régulièrement la controverse et alimentent la curiosité autour de ses origines et de ses parents, deux sujets que ni sa page Wikipédia ni les portraits journalistiques existants ne documentent.

Un avis de décès publié le 31 mars 2018 dans le Carnet du Jour du Figaro fournit les éléments les plus fiables sur sa famille. Sa mère, Françoise Thréard née Kéranflech, est décédée à l’âge de 89 ans. La cérémonie a été célébrée le 4 avril 2018 en l’église Notre-Dame-de-la-Couture, au Mans. L’identité de son père n’apparaît dans aucune source publique accessible.

Le nom Kéranflech et la noblesse bretonne du Finistère

Le nom de jeune fille de la mère d’Yves Thréard renvoie à la famille Gilart de Keranflec’h, une lignée noble bretonne originaire de Milizac, près de Brest, dans le Finistère. Selon l’article Wikipédia consacré à cette famille, sa noblesse d’extraction est attestée par des montres de 1503 et une maintenue de 1669. Le manoir historique de Kéranflec’h, daté de 1712, se situe toujours dans cette commune.

Parmi les membres contemporains de cette famille figure Olivier Gilart de Keranflec’h, journaliste et présentateur sur CNews. Aucune source généalogique publique ne précise le degré de parenté entre Françoise Thréard née Kéranflech et la branche principale de cette famille. Le rapprochement onomastique est clair, mais le lien exact n’est pas formellement documenté.

Deux sœurs, une compagne et quatre enfants

Le même avis de décès mentionne trois enfants de Françoise Thréard : Isabelle, mariée à Alain Groult ; Yves, mentionné aux côtés de Catherine Benaïm ; et Virginie, mariée à Bertrand Demonchaux.

Catherine Benaïm apparaît dans l’avis selon la même formulation utilisée pour les conjoints des deux sœurs. En décembre 2014, Purepeople publiait une photo d’« Yves Thréard et sa compagne » lors d’une soirée aux Champs-Élysées. Des statuts de SCI datant de 2021 confirment leur association. L’avis liste sous la mention commune d’Yves et Catherine quatre petits-enfants de Françoise : Esther, Tom, Paul et Julien — ce qui indique qu’Yves Thréard a au moins quatre enfants.

Un parcours hors des écoles de journalisme

Le parcours de Thréard éclaire en partie la curiosité autour de ses origines : il n’a fréquenté aucune école de journalisme. Selon son profil LinkedIn et la fiche biographique de Radio France, il est titulaire d’une licence de droit et d’un DEA de lettres — et non de sciences politiques comme l’affirment à tort certains sites.

Il débute au Dauphiné Libéré en 1984, puis part au Kenya où il couvre toute l’Afrique de l’Est — Ouganda, Éthiopie, Soudan, Somalie, Tanzanie, Rwanda, Burundi — pour Voice of America et Voice of Kenya. De retour en France, il rejoint France-Soir dont il devient directeur de la rédaction puis directeur général adjoint, de 1997 à 1999. En 2000, il entre au Figaro comme directeur adjoint de la rédaction et éditorialiste. Il y enseigne parallèlement les politiques éditoriales à Sciences Po Paris.

En 2018, il reçoit le prix Roland-Dorgelès, remis par l’Association des écrivains combattants. En 2022, il publie « Une certaine idée de la France » aux éditions du Rocher, issu de ses Grands Entretiens diffusés sur LCP de 2020 à 2023 — émission qui lui vaut un Laurier de l’audiovisuel en février 2023.

De LCI à BFMTV : les controverses qui alimentent la curiosité

L’intérêt pour les origines de Thréard est indissociable de ses prises de position publiques. En octobre 2019, sur le plateau de LCI lors d’un débat sur le voile, il déclare : « Je déteste la religion musulmane. On a le droit de détester une religion, on a tout à fait le droit de le dire. » Il ajoute être descendu d’un bus en France parce qu’une femme portait le voile. Selon Les Inrockuptibles et Ozap, il reconnaît ensuite sur LCI s’être « très mal exprimé » tout en maintenant sa position sur les signes religieux qu’il qualifie d’« artifices idéologiques ».

En mars 2023, LCP déprogramme son interview de Kémi Séba, figure du panafricanisme accusée par le député Thomas Gassilloud et par Conspiracy Watch de servir la propagande russe via la milice Wagner. D’après Le Monde, la chaîne parlementaire retire l’émission face au tollé.

En juillet 2024, TV Magazine révèle son recrutement par BFMTV pour animer une tranche hebdomadaire le vendredi soir, consacrée à la politique nationale et internationale. Il conserve ses fonctions au Figaro et prend en plus la direction des pages culturelles du quotidien, le cahier « Et Vous ».

Ce qui n’est pas documenté : salaire et fortune

Aucune source officielle ne publie le salaire ni la fortune d’Yves Thréard. Plusieurs sites avancent des chiffres compris entre 100 000 et 150 000 euros annuels, voire un « patrimoine estimé » entre 500 000 et un million d’euros, sans citer la moindre source vérifiable. Ces montants sont purement spéculatifs. La rémunération individuelle des cadres dirigeants de presse n’est pas une donnée publique en France.

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Sources : Carnet du Jour – Le Figaro (31 mars 2018) | Wikipédia – Famille Gilart de Keranflec’h | Radio France | TV Magazine – Le Figaro | Les Inrockuptibles

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