Vie privée de Laurence des Cars : ce que l’on sait vraiment, et ce que son père lui-même ignore

Est-elle mariée ? Aucune source fiable ne permet de l’affirmer. Aucun conjoint, aucun mariage et aucun enfant ne sont documentés concernant Laurence des Cars. Le seul témoignage de première main disponible est celui de son père, le journaliste Jean des Cars, qui déclarait au Parisien le 17 avril 2022 : « Je ne sais rien de sa vie privée. »

Cette phrase, venue de l’homme qui la voit chaque semaine, vaut mieux que toutes les spéculations. Les pages affirmant aujourd’hui qu’elle « a été mariée » ou qu’elle serait mère n’avancent aucune source à l’appui.

Le témoignage familial, seule pièce de première main

Le portrait du Parisien décrit une famille géographiquement resserrée. « On habite très près les uns des autres, on se voit beaucoup, au bistrot ou à la maison », raconte Jean des Cars, biographe des dynasties régnantes. Il précise qu’elle passe beaucoup de temps avec eux et avec « ses deux nièces » — les filles de son frère Louis, avocat d’affaires, dont Le Monde la dit très proche. C’est dans la même phrase qu’il dit ne rien savoir de sa vie privée.

Ce témoignage ne mentionne ni conjoint ni enfants. Il n’établit pas non plus qu’elle n’en a pas : il indique seulement que cette part de son existence n’est pas commentée, même dans le cercle le plus proche.

Le Monde, dans son portrait du 14 mars 2025, constate que « l’évocation de sa vie privée se heurte à un mutisme poli ». Aux Échos, le 31 août 2021, Serge Lasvignes, ancien président du Centre Pompidou, prévenait : « Laurence est très réservée, elle n’aime pas se livrer. » L’intéressée esquivait d’une pirouette : « Pourquoi parler de moi ? Ceux qui m’inspirent, ce sont les artistes. »

Une discrétion annoncée, pas subie

Au moment de sa nomination au Louvre, annoncée le 26 mai 2021 par Roselyne Bachelot — un appel dont elle disait que son « cœur avait battu beaucoup plus fort » —, elle prévenait vouloir « exercer cette responsabilité dans la discrétion ». Le Parisien notait qu’elle travaillait avec deux téléphones, un rouge et un noir, l’un personnel, l’autre professionnel.

La seule allusion à ses proches qu’elle ait livrée porte sur le prix de la fonction : diriger le Louvre, expliquait-elle aux Échos, suppose de se demander si l’on ne se lance pas dans « une aventure folle qui mettra ses proches sous tension », car « le Louvre prend une place énorme dans une vie, on est mobilisable en permanence ». Un entourage désigné, jamais décrit.

Ce que disent les documents officiels, et ce qu’ils ne disent pas

Les actes publiés au Journal officiel la mentionnent depuis mars 1995, d’abord comme conservatrice au musée d’Orsay. Le décret du 15 janvier 2025 qui la promeut officier de la Légion d’honneur la désigne « Mme des Cars, née de Pérusse des Cars (Laurence, Elisabeth) » : son nom d’usage est l’abrégé de son patronyme de naissance. Aucun autre nom n’apparaît dans ces actes — ce qui ne tranche rien, les décrets français ne mentionnant jamais la situation matrimoniale.

Le rapport de la Cour des comptes sur l’établissement public du musée du Louvre, publié le 6 novembre 2025, signale qu’elle a déposé une déclaration de situation patrimoniale initiale le 4 novembre 2021 et une déclaration d’intérêts le 24 février 2025 auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Ces documents existent, mais aucune fiche nominative à son nom ne figure parmi les déclarations consultables en ligne. Il n’existe donc aucune pièce publique documentant un régime matrimonial.

Sur la rémunération, autre question fréquente : le montant n’a jamais été publié. Le même rapport indique seulement que la rémunération du président de l’établissement combine une part fixe et une part variable, cette dernière liée à des objectifs annuels fixés par le ministère de la Culture — mécanisme confirmé devant la commission d’enquête parlementaire par le secrétaire général du ministère, Luc Allaire. Les chiffres qui circulent sur les réseaux sociaux ne reposent sur aucun document.

Une ascendance documentée, à l’inverse de son intimité

Le contraste est frappant. Née le 13 juin 1966 à Antony, âgée de 60 ans, Laurence Élisabeth de Pérusse des Cars est la fille de Jean des Cars, la petite-fille du romancier Guy des Cars (1911-1993), auteur de best-sellers populaires qui se surnommait « Guy des gares » et vendit 37 millions d’exemplaires, et l’arrière-petite-fille de François de Pérusse, 5ᵉ duc des Cars. Point de Vue rappelait en février 2025 que cette famille limousine fut admise aux honneurs de la Cour dès 1281.

Elle parle de ce grand-père sans hiérarchie culturelle : « Chez moi, il n’y avait pas de hiérarchie », disait-elle au Parisien, citant pêle-mêle David Bowie, l’opéra et les entretiens Hitchcock-Truffaut, son livre de chevet à 18 ans. Sa passion pour le XIXᵉ siècle est née, selon Les Échos, lors de la visite d’un château de Louis II de Bavière. Ancienne élève du cours Hattemer, formée à Paris-Sorbonne et à l’École du Louvre puis à l’École nationale du patrimoine, elle est entrée au musée d’Orsay comme conservatrice en 1994, a dirigé la partie scientifique de France-Muséums pour le Louvre Abu Dhabi à partir de 2007, puis présidé Orsay et l’Orangerie de 2017 à 2021.

Son statut a changé deux fois en 2026

Beaucoup de pages la présentent encore comme présidente-directrice du Louvre. Ce n’est plus exact depuis le 24 février 2026, date à laquelle l’Élysée a annoncé que le président de la République acceptait sa démission, saluant « un acte de responsabilité », quatre mois après le vol de joyaux de la Couronne commis le 19 octobre 2025 dans la galerie d’Apollon. Christophe Leribault, 63 ans, venu de Versailles, lui a succédé dès le lendemain.

Un arrêté du 12 mai 2026, publié au Journal officiel du 14 mai, l’a nommée experte de haut niveau chargée des fonctions de « référente diplomatie muséale du G7 » auprès de la directrice générale des patrimoines et de l’architecture, pour six mois, avec un mois de période probatoire. Le député Christian Girard a déposé une question écrite demandant le fondement juridique, le périmètre, les moyens et le régime de rémunération de cette mission, relevant qu’il n’existe « aucun précédent identifié ». Ce que devient Laurence des Cars au terme de ces six mois n’est, à ce jour, pas documenté.

Plus de Blogs : mathilde munos vie privee

Sources : Le Parisien · Le Monde · Les Échos · Point de Vue · Arrêté du 12 mai 2026 (JO) · Question écrite n° 13723 · Cour des comptes · TF1 Info

Recent Articles

2 Comments

Leave A Reply

Please enter your comment!
Please enter your name here