Mathilde Munos : la voix du 5/7, une vie privée restée hors antenne

Elle réveille chaque matin plus d’un million d’auditeurs sur France Inter. Pourtant, Mathilde Munos n’a pas de page Wikipédia, et sa vie privée est l’une des moins documentées du paysage audiovisuel français. Aucune interview, aucun portrait de presse et aucune déclaration de sa part ne mentionne un conjoint, un mariage ou des enfants. Ce silence n’est pas un mystère à percer : il reflète le choix d’une journaliste qui s’expose exclusivement par son travail.

De Châteauroux à Sciences Po Bordeaux

Mathilde Munos est née le 13 juillet 1979 à Châteauroux, dans l’Indre. Elle a grandi boulevard de Cluis et garde de la ville un souvenir lumineux. « Châteauroux, ce n’est pas trop grand, ni trop petit. La taille parfaite. Mon noyau dur d’amis est toujours de là-bas », confiait-elle à La Nouvelle République en 2021, dans un portrait qui la présente alors âgée de 42 ans.

Sa scolarité suit un parcours atypique pour une future journaliste de radio : après le collège des Capucins et le lycée Jean-Giraudoux en terminale scientifique, elle part à Bordeaux pour une hypokhâgne et une khâgne B/L au lycée Michel-Montaigne, complète une maîtrise d’espagnol à l’université Bordeaux-III, puis intègre Sciences Po Bordeaux et enchaîne avec un DEA de sciences politiques à Bordeaux-IV. C’est au Centre de formation des journalistes de Paris, entre 2003 et 2005, qu’elle se spécialise en radio — le média qu’elle visait depuis l’enfance. « J’ai su dès ma prime jeunesse que je serais journaliste de radio », racontait-elle au même journal.

De L’Écho-La Marseillaise à France Info

Ses premiers pas dans le métier se font à L’Écho-La Marseillaise, au début des années 2000. « Jean-Marc Desloges m’a énormément appris. Je me souviens qu’on développait les pellicules dans les toilettes du journal », se rappelait-elle. Passée par France Bleu Orléans et France Bleu Berry — où elle découvre la radio de proximité aux côtés de César Lassègue, Cécile Thierry et Benoît Bouscarel —, elle intègre France Info vers 2006 grâce à une autre Castelroussine, la journaliste Catherine Pottier.

À France Info, elle restera douze ans, présentant notamment L’Interview politique et le journal de 10 heures. Au total, sa carrière à Radio France avant France Inter couvre environ quinze ans si l’on inclut les passages par France Bleu — une précision utile car Le Pèlerin et Radio France donnent des chiffres légèrement différents selon qu’ils comptent ou non la période France Bleu.

Huit saisons au 5/7

Quand France Inter lui propose le 5/7 à l’été 2018, la décision est rapide. « J’avais 24 heures pour donner ma réponse. Je changeais d’avis toutes les dix minutes. Finalement, j’ai décidé de franchir le pas. » En octobre 2026, elle entame sa neuvième saison consécutive. Selon Médiamétrie, la tranche rassemblait 1 263 000 auditeurs quotidiens à l’automne 2022. Le réveil sonne à zéro heure quarante-cinq, la prise d’antenne à cinq heures.

L’émission mêle actualité, interviews, chroniques thématiques et humour. « J’apprends des choses chaque matin. Je fonctionne à l’enthousiasme. Et si je ne m’ennuie pas, l’auditeur ne le devrait pas non plus », résumait-elle pour Le Pèlerin. Thomas Croisière, humoriste du 5/7 jusqu’en août 2025, saluait en partant « une collègue qui va lui manquer mais qu’il conserve comme amie ».

Hors antenne, Mathilde Munos aime la randonnée, a visité trois fois la mosquée de Cordoue — un lieu qui lui « coupe le souffle » — et possède un talent inutile qu’elle assume : écrire à l’envers. Son panthéon musical : Brel, Ferré, Brassens, dans cet ordre. Enfant, elle rêvait alternativement de devenir pilote d’avion ou chanteuse d’opéra.

Ce que les sources ne disent pas

Aucun portrait de presse — ni Télérama, ni La Nouvelle République, ni Le Pèlerin — ne mentionne de conjoint, de mariage ou d’enfants. Son profil X (@MathildeMunos, sous le pseudo « Mamu ») est inactif depuis octobre 2019 et ne contient rien de personnel. Aucun compte Instagram public au nom de la journaliste n’a été identifié. Il convient de ne pas la confondre avec Mathilde Muñoz, économiste à UC Berkeley, dont le compte X est @MathildeMunoz avec un z.

Un site concurrent affirme que son âge serait « non confirmé par une source officielle ». C’est inexact : La Nouvelle République la présente à 42 ans dans un article de 2021, et son propre profil Copains d’avant indique le 13 juillet 1979. Elle a 47 ans en octobre 2026. Le même site ne fournit aucune source, répète huit fois que son âge est inconnu, et consacre l’essentiel de ses 2 000 mots à décrire le format d’une matinale radio — une information qui n’a rien à voir avec la requête de recherche.

Sur le salaire de Mathilde Munos, aucune donnée n’est publiquement disponible. Aucun livre, aucun prix de journalisme documenté non plus.

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Sources : La Nouvelle République | Radio France | Le Pèlerin | Télérama

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